admin on 31 octobre 2014

En Tunisie, les costumes traditionnels  sont différents  selon des techniques de tissages multiples et les régions. Chaque région possède des particularités de forme et de broderie de son costume traditionnel. Comme dans les autres pays du Maghreb, chaque région tunisienne possède ses motifs, ses couleurs et ses techniques.

Marqués d’un héritage berbère, les habits traditionnels tunisiens sont un témoigne de la particularité. La fouta tunisienne  est  aussi un drap de hammam.  Elle est généralement en coton ou en « chéche ». Elle peut être de longueurs différentes de 1 à 2 mètre capables ainsi de remplacer la serviette traditionnelle. La fouta est devenue un domaine d’innovation à part. Les artisans fabriquent plusieurs modèles de fouta. Nombreux sont les coloris proposés: vous trouvez des foutas unies, d’autres à rayures. Côté tissage vous trouvez  le tissage à plat ou en nid d’abeille. La fouta est plus douce et plus absorbante elle est ultra légère. De plus, elle ne prend pas de place et elle sèche très rapidement.

Vous pouvez découvrir également la Fouta avec un tissage artisanal. Elle peut être très tendance, fine, légère et raffinée. Complètement artisanale, elle est complètement tissée à la main  avec des fils de lurex qui vous apportera une élégance sur la plage, à la piscine.La  fouta est idéale à utiliser comme nappe, jeté de canapé, couvre lit, rideaux, drap de plage et pique-nique.

Foutas tunisiennes lurex

    Foutas tunisiennes lurex

Fouta tunisienne Blanc noir

Fouta tunisienne Blanc noir

 

Fouta tunisienne lurex doré

Fouta tunisienne lurex doré

Losange
Il s’agit d’une petite plaque d’argent portée par les femmes du sud tunisien. La science que l’on nomme la symbolique nous apprend que dans de nombreux pays le losange est un symbole de la matrice. On a trouvé ce motif employé comme symbole de fécondité à l’époque magdalénienne en Europe.

Losange - amulette argent gravé au poinçon - bijou rural de Tunisie

Losange – amulette argent gravé au poinçon – bijou rural de Tunisie


Triangle

Le triangle d’argent est des motifs les plus courants des parures campagnardes au Maghreb. On le trouve aussi bien dans la montagne marocaine que dans la campagne algérienne ou tunisienne. Celui que nous vous présentons ici vient de Tunisie ; il ne porte, comme le losange précédent, qu’une décoration très simple visiblement obtenue à l’aide d’un grossier poinçonnage. Mais le caractère rustique de sa facture touche le goût moderne sensibilisé aux arts primitifs. La grande fibule marocaine hérissée de pointes présente un aspect particulièrement berbère.

Triangle - bijou rural tunisien

Triangle – bijou rural tunisien

Paul Eudel, historien des bijoux de l’Afrique du Nord, a employé la dénomination de clou berbère pour désigner le motif en saillie fort décoratif que l’on trouve en effet très souvent sur les bijoux d’argent, au Maghreb. Ces clous, comme les pointes des triangles, passent pour avoir un rôle bien précis dans la subjectivité de celle qui les porte : crever l’œil de l’envie.
En Tunisie, le triangle est souvent agrémenté de petites chaînettes qui pendent à sa base et se terminent par un petit motif prophylactique, main, poisson, etc. Parfois surmonté d’un croissant il présente une certaine ressemblance avec le signe célèbre sous le nom de signe de Tanit. (Ci-dessous).

Triangle se porte par paire et sert à retenir le vêtement drapé sur la poitrine

Triangle se porte par paire et sert à retenir le vêtement drapé sur la poitrine

Un autre modèle (ci-dessous) est lui aussi décoré d’émaux filigranés de couleur jaune, verte et bleue que Paul Eudel appelle émaux berbères, mais qui sont les couleurs symboliques de l’Egypte antique aussi, le Nil vert, la terre ocrée, le ciel bleu. Ces deux bijoux sont portés dans le sud de la Tunisie comme pendants de cheveux, de chaque côté du visage.

Triangle avec chaînettes - bijou tunisien

Triangle avec chaînettes – bijou tunisien

Un autre triangle tunisien (image ci-dessous) en argent filigrané et portant deux cabochons de corail sert à soutenir les lourds anneaux d’oreilles que les campagnardes retiennent par une chaînette passée dans leurs cheveux.

Parure de poitrine en triangle avec corail - artisanat Tunisie

Triangle tunisien avec corail – artisanat Tunisie

Le triangle en argent doré, surmonté du croissant (image ci-dessous) qui est décoré de filigrane émaillé et d’une verroterie de couleur rouge vient de Moknine. C’est encore un pendentif qui se place dans les cheveux.

Triangle en argent doré - artisanat tunisien

Triangle en argent doré – artisanat tunisien

On trouve chez les kabyles aussi des fibules en forme de triangle (image en dessous). La parure photographiée vient du village des Beni-Yenni, dont les émailleurs sont célèbres. Ces artisans berbères et non pas juifs comme les autres artisans du Maghreb donnent un cachet particulier à leurs bijoux en employant le corail rouge sombre dont la belle couleur s’associe aux tons bleu, vert et jaune de l’émail traditionnel.

Fibules en forme de triangle - Artisanat tunisien

Fibules en forme de triangle – Artisanat tunisien

Ceci dit, si vous êtes intéressés par les bijoux traditionnels tunisiens, avec une touche de modernité, n’hésitez pas à passer en revue les différents modèles proposés par la boutique en ligne de vente d’objets de mode de l’artisanat tunisien : Sable et Jasmin.

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La curiosité, chaque jour plus grande, qui se manifeste en Tunisie et à l’étranger, à l’égard du patrimoine artistique tunisien, a emmené une équipe d’amoureux de la Tunisie à faire des recherches approfondies afin d’y voir plus clair quant aux bijoux traditionnels tunisiens.

Cette équipe a découvert que les bijoux de Tripolitaine, du Maroc et de l’Algérie sont parents de ceux de la Tunisie. Les orfèvres des quatre pays ont depuis des millénaires conservés les mêmes techniques. Les liens étroits tissés par la géographie et l’histoire expliquent les ressemblances ou le style, si l’on veut, de ces parures de femmes musulmanes.
Il y’a cependant une marque tunisienne dans le travail réputé des artisans de Djerba, Moknine (Sahel), Sfax, Sousse ou Tunis : les émaux filigranés sur or, en particulier, qui décorent quelques-uns des bijoux les plus beaux du Maghreb ne se trouvent qu’en Tunisie.

A travers ce blog, nous allons, au gré des jours, partager avec vous ces trésors cachés du patrimoine artisanal tunisien.

La Clochette
C’est une boucle d’oreille en bronze, trouvée dans les fouilles en Tunisie. Dans cette jolie clochette, à la forme d’une corolle, dont le battant a disparu mais pas la barre de suspension intérieure, c’est le métal qui avait une valeur magique.

Clochette en métal

Clochette en métal

L’antiquité attacha longtemps au bronze une pensée religieuse sans doute sensibilisée à l’apparition de la métallurgie. Pour les disciples de Pythagore « le son qui jaillit de l’airain heurté est la voix de quelque démon qui y est enfermé ». Entre le bronze et les démons s’institue dans le monde antique une dialectique dont les mouvements sont les suivants : le bronze par sa voix peut agir sur les démons en les appelant ou en les mettant en fuite.
La valeur magique du grelot est passée aussi du métal au son seul. Il existe à Djerba un bijou considéré comme un porte-bonheur parce qu’il produit un tintement. Il porte le nom de « candila » grâce à la forme des petites lanternes superposées qui le composent. Leur dimension va en diminuant de haut en bas ; la base de chaque lanterne est ornée de légères pampilles en métal qui tintinnabulent lorsque la mariée remue la tête. En effet, ce bijou sert de pendentif accroché aux cheveux de chaque côté du visage. Il existe aussi à Meknès, au Maroc, où il porte le nom de « fanar », qui signifie lanterne en arabe. Il est à peu près aussi long dans les deux pays, environ 22 cm, mais il n’a au Maroc qu’une seule lanterne d’où pendent de longues chaînettes. Celui de notre photographie est en argent doré et en émail filigrané.

 

Candila - artisanat tunisien

Candila – artisanat tunisien

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admin on 20 octobre 2014

Le Cherkaou (Athérine) est un petit poisson qui affectionne tout particulièrement la côte monastirienne. Il est tout petit, de la longueur d’un doigt. Il approche du rivage à la fin du mois d’août, comme pour signaler la fin de la saison. Pris en quantité, il devient une aubaine pour les bonnes ménagères monastiriennes, et celle des petits villages qui l’entourent. Elles en ont font des petits plats, dans ce qu’on pourrait appeler « la cuisine du terroir », mais surtout comme « garniture » accompagnant un couscous de la veille réchauffé ou une sauce tomate non utilisée ou encore un potage de restes. Toutes les préparations lui conviennent : en friture, en croquette et essentiellement à la vapeur.

Habillage du Cherkaou
Pour nettoyer une centaine de pièces par kilo, ce n’est pas toujours aisé. Les ménagères monastiriennes ont inventé une manière aussi simple qu’efficace.
Elles mettent la précieuse denrée dans une jatte et la saupoudrent de sel. Puis, elles la secouent énergétiquement pendant 5 minutes au moins. Les écailles qui sont infiniment petites se détachent d’elles-mêmes.
Il leur suffit alors d’étêter le poisson, lui enlever les viscères et le laver à grande eau pour en faire ce qu’elles veulent.

Athérine à la vapeur
Le Cherkaou se laisse cuire à la vapeur d’eau, dans un couscoussier. Les pièces sont étalées sur des bâtonnets en bois après avoir été bien assaisonnées et huilées. Elles peuvent être couvertes de persil ciselé, d’oignon haché ou bien, suivant la bonne tradition sahéliennes, recouverte de couscous finement roulé.

Cherkaou  en friture

Cherkaou en friture

Cherkaou en friture
500g de Cherkaou
1 cuillère à soupe rase de poivron rouge sec finement moulu
1 cuillère à soupe rase de cumin pilé
50g de farine
25 cl d’huile de friture
Sel et poivre selon goût

Nettoyez les athérines en les saupoudrant de sel, sans les étêter. Enlevez les viscères, assaisonnez-les.
Lavez-les à grande eau.
Enfilez-les par dizaines avec une aiguille et un fil épais qui entre dans un œil et sort de l’autre, afin de leur donner un aspect d’un chapelet.
Farinez-les et jetez-les dans un bain de friture bien chaud.
Servez chaud avec une sauce à l’harissa

 

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admin on 9 octobre 2014

La Tunisie est un pays rattaché à ses traditions les plus anciennes et les plus ancrées dans l’histoire. Dans tous les événements de sa vie, le tunisien accorde un grand intérêt aux coutumes de la famille. Le mariage est l’occasion par excellence pendant laquelle les traditions priment.

Le mariage tunisien dure une semaine pendant laquelle la mariée passe par plusieurs étapes de préparations. Le premier jour de la semaine est consacré au « Saboun ». C’est pendant toute la journée que le trousseau de la mariée est préparé avec les tantes et les cousines pour être par la suite installé dans la maison de la jeune épouse. En Tunisie, chaque région a des spécificités particulières dans la composition de ce trousseau. Certaines régions privilégient les articles en cuivre et surtout ceux qui sont au goût du jour en cuivre martelé.

D’autres villes mettent à l’honneur les tissages. La Fouta tunisienne est ainsi parmi les articles les plus importants. Cet accessoire de l’artisanat tunisien vient enrichir le trousseau de la mariée en lui ajoutant une touche d’originalité et d’authenticité. La fouta tunisienne est destiné à ornementer la maison de la nouvelle mariée avec une variété de coloris et de modèles. On trouve la fouta cheche, la fouta biarritz, la fouta en nid d’abeille et la fouta tissée à plat. Le concept vous a séduit ? Découvrez une collection surprenante de foutas sur Sable et Jasmin et donnez une dose de caractère à votre trousseau de mariée !

 

Foutas tunisiennes lurex

Foutas tunisiennes lurex

Fouta tunisienne Blanc noir

Fouta tunisienne Blanc noir

Fouta tunisienne lurex doré

Fouta tunisienne lurex doré

 

Fouta tunisienne noir et blanc

Fouta tunisienne noir et blanc